Nous nous étions rendu au siège de la “New York environmental law and justice project”, situé au quatrième étage d’un haut building sur Broadway. Un homme coiffé d’une casquette jaune fluo, sur laquelle était inscrite “Lawyers… Guild”, nous accueilla. Il se présenta: Joel Kupferman.
C’était bien notre homme. Mr Kupferman a pris le temps de nous expliquer sur ce dont il travaillait. Il a crée son cabinet “Law project” spécialisé dans la défense des victimes d’abus environementaux ou des catastrophes. .
Il était assez atypique. Son cellulaire n’arrêtait pas de sonner toutes les deux minutes, bien qu’il n’ait nullement l’allure d’un homme d’affaires. Vêtu d’une chemise et d’une cravate, et chaussé de sandales, à travers lesquelles on pouvait apercevoir ses chaussettes; muni en plus d’un sac à dos de trekker, cet homme était l’Indiana Jones du barreau New Yorkais. Son bureau était un véritable chantier, il débordait de dossiers et de documents, on aurait cru être dans les locaux d’un reporter. Même ses clients nous ont confiés, sa façon anarchique de travailler, mais tous ont déclaré qu’il faisait du bon travail. Quand il fallait le suivre chez ses clients, Mr Kupferman nous appelalit au dernier moment, il a fallu faire preuve de spontanéïté et s’adapter très rapidement à son syle de travail. Plus que l’individu, c’est toute une ville qui fonctionne par des prises de rendez- vous dans des délais très courts. D’ailleurs, en deux jours, il nous a permis de voir et de prendre contact avec tout les personnages clés qui oeuvrent pour la justice environementale.
Mais la particularité de cet homme s’exprime quand il est sur le terrain.
Lorsqu’il fallait récolter des preuves comme par exemple chez Ron (voir dossier “Le combat d’un homme d’exception”), Mr Kupferman devenait minitutieux et perfectionniste, presque maniaque. Tout le contraire de sa personnalité initiale. D’ailleurs lorsqu’on le compare au célèbre inspecteur Colombo, le sourire qui prend forme sur ses fines lèvres sous entend son admiration, à peine voilée, envers Peter Falk.
Son goût du terrain, apporte un zeste d’humanité dans une profession trop souvent décriée comme étant un monde de requins. Bien sûr, même si c’est lui qui contacte ou rencontre directement ses clients lors de manifestations ou sur les lieux des drames, il continue malgré tout à les accompagner lors d’eventuels rassemblements. Il les encourage à se battre, et à porter les affaires en justice. Car, nous dit- il “ceratins se sentent marginalisés ou ne connaissent tout simplement pas leurs droits, et c’est de mon rôle de les rassurer et de les conseiller”.
C’est un homme de lois. Mais plus qu’une profession, cet homme est habité d’une véritable vocation.
Moka.
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